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Compter le trajet depuis le dépôt
Le coût réel d’un bassin, c’est le détour qu’il impose dans la tournée du jour. Un client isolé peut coûter quarante minutes à deux autres contrats sans que sa propre ligne ne le montre.
Guide
Vous ne trouverez pas ici un prix au bassin. Vous trouverez les sept postes à additionner pour connaître votre plancher, et les trois raisons pour lesquelles un contrat rentable en avril ne l’est plus en juillet.

Le coût d’un contrat dépend de votre densité de tournée, de votre coût horaire chargé et du périmètre que vous avez signé. Deux entreprises voisines peuvent avoir un plancher qui varie du simple au double sur le même bassin. Publier une fourchette vous rassurerait sans rien vous apprendre, et pourrait vous faire signer à perte.
Aucun n’est optionnel, et deux sont presque toujours oubliés : le temps de trajet réel et les frais de structure.
| Poste | Ce qu’il faut mesurer |
|---|---|
| Temps sur place | Durée réelle moyenne du passage, mesurée sur une saison, pas estimée. |
| Temps de trajet | Aller et retour depuis le point précédent de la tournée, pas depuis le dépôt. |
| Consommables | Produits versés, filtres, petites pièces, sur une saison complète. |
| Coût du véhicule | Carburant, entretien, amortissement, ramené à l’heure de tournée. |
| Coût horaire chargé | Salaire chargé du technicien, ou votre rémunération cible. |
| Frais de structure | Assurance, logiciels, comptabilité, local, téléphone, ramenés à l’heure. |
| Marge | Ce qui reste pour investir et absorber les mauvaises saisons. Ce n’est pas un bonus. |
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Le coût réel d’un bassin, c’est le détour qu’il impose dans la tournée du jour. Un client isolé peut coûter quarante minutes à deux autres contrats sans que sa propre ligne ne le montre.
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Le contrat annuel lisse la facturation, il ne lisse pas le travail. Si la moitié de la charge tombe sur trois mois, votre trésorerie et votre équipe le sentent, même si le prix « passe » sur douze mois.
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Le bassin a vieilli, les arbres ont poussé, la famille s’est agrandie. Le prix, lui, date de la première année. C’est le mode de défaillance le plus discret du métier.
Ces cinq chiffres existent déjà dans votre activité. Ils sont simplement éparpillés entre un carnet, un agenda et des tickets de caisse. La vue de rentabilité par contrat les rassemble sans saisie supplémentaire, parce qu’ils tombent de la tournée elle même.
Aucune moyenne nationale sérieuse ne circule, et celles qu’on trouve mélangent des bassins, des régions et des périmètres sans rapport. Un prix repris d’un article ne vous dira jamais si vous gagnez de l’argent sur VOTRE bassin. La méthode ci dessous vous donne votre plancher, qui est le seul chiffre qui vous engage.
Le facturer à part le rend visible et discutable. L’intégrer au prix du contrat le rend invisible mais vous oblige à le calculer quand même, sinon vous vendez au même prix un bassin à trois minutes et un bassin à vingt cinq.
En arrivant avec l’historique. Un client à qui vous montrez le temps réellement passé, les passages supplémentaires absorbés et la consommation de produits discute un chiffre. Un client à qui vous annoncez « plus 8 % » discute votre honnêteté.
Au bassin pour l’entretien récurrent, où le client achète une tranquillité. À l’heure pour le dépannage et le hors contrat, où le travail n’est pas prévisible. Mélanger les deux dans un même document brouille la lecture du client.
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Piscilog calcule le coût réel de chaque contrat à partir des passages, des trajets et des produits versés. Vous entrez vos propres coûts, pas une moyenne de marché.
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