Trente bassins, quinze jours d’écart
Aucun technicien ne compare de tête la pression d’aujourd’hui à celle d’il y a six semaines sur trente bassins. Il ne voit que l’écart brutal, jamais la pente.
Fonction
Une pompe ne tombe presque jamais en panne sans prévenir. Elle prévient dans des chiffres que personne ne relit : trois semaines de pression qui monte, une consommation de chlore qui double, un niveau d’eau qui baisse plus vite.

Ce n’est pas un problème de compétence, c’est un problème de volume.
Aucun technicien ne compare de tête la pression d’aujourd’hui à celle d’il y a six semaines sur trente bassins. Il ne voit que l’écart brutal, jamais la pente.
Un centimètre par jour en août, c’est plausible. Le même centimètre en octobre ne l’est plus, mais la comparaison saisonnière n’est jamais faite.
Un bassin qui consomme deux fois plus de chlore que ses semblables a un problème (éclairage, apport organique, régulateur faux). On paie le produit au lieu de chercher la cause.
Chaque bassin est comparé à lui-même dans le temps, et aux bassins comparables de votre parc.
Une hausse régulière annonce un média colmaté ou un préfiltre encrassé, plusieurs semaines avant la baisse de débit visible.
Un doublement à température égale signale un apport organique, un stabilisant saturé ou une sonde qui ment.
Sa montée est le meilleur indicateur avancé d’une eau qui va devenir désagréable, avant tout signe visible.
Un appoint qui augmente hors canicule oriente vers une fuite de canalisation ou une pièce à sceller.
Un pH qui repart systématiquement en trois jours désigne un TAC trop bas, pas un dosage insuffisant.
Le même bassin relevé très différemment selon la personne révèle un problème de méthode ou un réactif périmé.
Si la dérive est détectable au moment du relevé, l’alerte s’affiche avant qu’il ne quitte le bassin, avec ce qu’il peut vérifier en deux minutes.
Une alerte par bassin et par jour rendrait le système inutile. Les dérives arrivent regroupées, classées par gravité et par tournée.
Une dérive confirmée se transforme en visite technique planifiée ou en proposition de remplacement, avec l’historique chiffré qui la justifie auprès du client.
Les seuils absolus (pression au-delà de la valeur normale du bassin, chlore combiné trop haut) fonctionnent immédiatement. La détection de pente demande quelques passages : comptez une saison pour que les comparaisons soient solides sur un bassin donné.
Vous réglez le niveau de sensibilité, et les alertes arrivent groupées une fois par jour. Une alerte qui se déclenche tous les jours est une alerte qu’on n’ouvre plus : c’est le principal écueil que nous cherchons à éviter.
Non. Il montre la dérive, propose les causes probables et laisse le diagnostic au technicien. Un logiciel qui prétendrait diagnostiquer une hydraulique à distance vous ferait déplacer pour rien.
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