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Grille tarifaire d’entretien : la construire sans se tromper

Une grille tarifaire d’entretien se joue sur le coût réel d’un passage, pas sur le prix affiché au client. Trajet, temps de stationnement, produits, relances et imprévus doivent entrer dans le calcul avant de vendre un forfait saison.

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Mis à jour le 15 août 2026.

Construire une grille tarifaire d’entretien qui tient toute la saison

38 à 58 €

coût d’un passage courant

7,0 à 7,4

pH cible en saison

18 à 26 passages

contrat annuel fréquent

Un passage vendu 45 € peut déjà coûter plus cher que son prix

Le piège classique consiste à regarder seulement les 25 à 35 minutes passées devant le bassin. Sur une tournée réelle, un entretien simple mobilise plutôt 55 à 80 minutes quand on additionne le trajet, le stationnement, l’ouverture du local, les tests, le nettoyage, le rangement, les photos, le compte rendu et la remise en route de la navigation.

Avec un technicien facturé en interne à 24 à 32 € de l’heure chargée, un véhicule à 0,45 à 0,70 € par kilomètre et 8 à 18 km moyens entre deux clients, le coût de revient d’un passage courant se place souvent entre 38 et 58 €. À 45 € vendu, la marge disparaît dès qu’un panier de skimmer est bloqué, qu’un volet refuse de s’ouvrir ou qu’un client demande une analyse complète.

Le coût de revient se calcule passage par passage, pas au feeling

Une grille solide part d’une unité simple, le passage standard. Elle comprend la main-d’œuvre, le véhicule, les produits consommés, le petit matériel, l’administratif et une part d’aléas. Le temps terrain seul ne suffit pas. Une tournée avec 9 bassins rapprochés n’a pas le même prix de revient qu’une tournée avec 5 bassins dispersés en lotissements et chemins privés.

Pour une entreprise d’entretien, une base courante donne 15 à 22 € de main-d’œuvre par passage de 35 à 45 minutes, 6 à 12 € de véhicule, 4 à 12 € de produits et consommables, 3 à 6 € d’administratif, puis 5 à 10 € de marge de sécurité. Cette base explique pourquoi le cout entretien piscine ne peut pas être aligné sur le voisin sans connaître les distances et les prestations incluses.

  • Temps au bassin, de l’ouverture du portail au départ du véhicule
  • Kilomètres réels entre deux clients, pas seulement depuis le dépôt
  • Produits moyens consommés par visite, chlore, pH, anticalcaire, floculant
  • Temps hors site, messages, photos, devis complémentaires, relances
  • Usure du matériel, épuisettes, manches, bandelettes, sondes et joints
  • Temps perdu saisonnier, circulation, accès bloqué, clé absente, chien dans le jardin

Les tarifs pratiques du marche

Le trajet pèse autant qu’un lavage de filtre sur les petites tournées

Sur une zone dense, 12 bassins dans un rayon de 8 km permettent de tenir des coûts bas. Le même tarif devient mauvais avec 6 bassins sur 45 km, même si chaque piscine est facile. À 0,55 € par kilomètre, 45 km représentent déjà 24,75 € de coût véhicule avant le premier gramme de chlore.

Le tarif contrat entretien piscine doit donc intégrer une logique de secteur. Une visite isolée à 22 km du dépôt ne devrait pas avoir le même prix qu’un bassin coincé entre deux clients existants. Beaucoup de pertes viennent des beaux contrats signés trop loin, vendus au prix catalogue, puis servis pendant 5 mois avec 30 à 40 minutes de route à chaque fois.

Les produits inclus doivent être plafonnés ou sortis du forfait

Les produits chimiques varient trop d’un bassin à l’autre pour être avalés sans limite. Une piscine de 8 x 4 m bâchée, filtrée 12 heures par jour et tenue à 26 °C ne consomme pas comme un bassin à débordement exposé plein sud à 30 °C avec six baigneurs tous les week-ends. En saison chaude, la différence peut aller de 3 à 8 kg de chlore lent par mois, parfois davantage si la stabilisation est mal suivie.

Un forfait tout compris paraît rassurant commercialement, mais il transforme chaque dérive d’eau en perte sèche. pH à 8,0 pendant trois semaines, TAC à 40 mg/l, filtre colmaté, électrolyseur sous-dimensionné, apport d’eau neuve après lavage répété, tout finit dans le même sac. Le client voit un prix fixe, l’entreprise absorbe les sacs de sel, les bidons de pH moins, les galets, le floculant et les passages correctifs.

Le forfait tout compris crée une dette invisible

Un contrat vendu 1 190 € pour 22 passages semble correct à 54 € la visite. Si les produits étaient estimés à 180 € et montent à 420 €, la marge baisse de 240 € sans nouvelle facture. Deux visites correctives de 45 minutes ajoutent encore 50 à 70 € de coût interne. Sur dix contrats mal cadrés, une partie du bénéfice de la saison part avant août.

Ordres de grandeur pour bâtir un prix de passage
PosteBassin facileBassin moyenBassin lourd
Temps sur place25 à 35 min35 à 50 min50 à 75 min
Trajet affecté5 à 9 €9 à 16 €16 à 28 €
Produits par passage3 à 6 €6 à 12 €12 à 25 €
Coût de revient32 à 44 €44 à 62 €62 à 95 €
Prix de vente cohérent55 à 75 €75 à 105 €105 à 150 €

Le contrat d'entretien

Un forfait rentable sépare entretien, consommables et rattrapages

La structure la plus propre distingue le passage d’entretien, les consommables et les interventions hors cadre. Le passage couvre les gestes prévus, nettoyage ligne d’eau léger, paniers, robot ou balai selon contrat, analyse, réglage de traitement, lavage filtre si nécessaire. Les produits sont facturés au réel, au forfait plafonné ou via une provision réajustée en fin de période.

Le rattrapage d’eau verte, la vidange partielle pour stabilisant à 90 mg/l, le détartrage d’électrolyseur, la recherche de prise d’air ou le remplacement de sable ne doivent pas se cacher dans le prix entretien piscine annuel. Ces opérations consomment 1 à 4 heures, parfois deux déplacements, et des produits dosés en kilos. Les inclure sans seuil revient à signer une assurance panne au prix d’un entretien.

  • Inclure l’analyse pH, chlore libre, stabilisant, TAC et température à chaque passage en saison
  • Inclure le nettoyage courant des paniers, du plan d’eau et de la ligne d’eau accessible
  • Facturer les produits au réel ou avec un plafond écrit, par exemple 12 à 18 € par passage
  • Sortir les rattrapages d’eau verte, l’hivernage raté et les pannes de filtration
  • Prévoir un supplément pour bassin hors secteur ou accès demandant plus de 10 minutes
  • Indiquer le nombre de passages inclus, avec prix du passage supplémentaire

Le nombre de passages doit suivre la température et l’usage du bassin

Un contrat à 12 passages annuels convient à certains bassins secondaires peu utilisés, mais il ne tient pas une piscine familiale chauffée de mai à septembre. En pratique, un bassin privé suivi correctement demande souvent 18 à 26 passages par an, avec une densité plus forte entre juin et août. Pendant les semaines à 28 à 32 °C d’eau, quinze jours sans contrôle suffisent pour faire grimper le pH et chuter le chlore libre.

La fréquence peut se construire par saison. Ouverture avec 1 à 2 passages rapprochés, pleine saison hebdomadaire ou tous les 10 jours, arrière-saison espacée, puis hivernage. Un prix unique au mois lisse la trésorerie, mais le coût interne explose en juillet. Une grille annuelle doit donc intégrer cette pointe, pas seulement diviser le montant par 12.

La rentabilite d'un contrat

La grille tarifaire doit classer les bassins avant de donner un prix

Le volume seul ne classe pas correctement une piscine. Un 35 m3 avec volet, électrolyseur réglé, local sec et accès direct peut coûter moins cher qu’un 25 m3 sous pins avec pompe ancienne et margelles friables. Les critères qui changent la marge sont l’accès, l’exposition, le système de traitement, l’état du filtre, la couverture, la fréquentation et la distance.

Une grille exploitable comporte au minimum trois familles. Bassin simple, moins de 40 m3, accès rapide, filtration saine, peu de végétation. Bassin standard, 40 à 70 m3, usage familial, réglages réguliers. Bassin exigeant, débordement, volet immergé, chauffage, forte végétation, location saisonnière ou distance longue. Chaque famille reçoit un prix de passage, un prix d’abonnement et des options lisibles.

Une remise annuelle se finance par l’organisation, pas par la marge

Une remise de 5 à 8 % sur un engagement annuel peut tenir si elle sécurise le planning, réduit les impayés et permet de grouper les visites. Au-delà, elle mange vite le résultat. Sur un contrat à 1 600 €, 10 % de remise enlèvent 160 €. Cela correspond à 3 passages de marge nette sur beaucoup de bassins moyens.

Le prix entretien piscine annuel doit aussi prévoir les hausses de produits et de carburant. Une clause simple avec révision annuelle, ou une facturation séparée des consommables, évite de subir toute la saison sur des contrats signés en février. Une grille qui tient est moins séduisante qu’un tout compris bas, mais elle paie les salaires, les véhicules et les semaines de pointe sans bricolage.

Questions fréquentes

Quel prix minimum retenir pour un passage d’entretien de piscine ?

Pour un bassin privé simple et proche de la tournée, descendre sous 55 à 65 € vendus laisse peu de marge une fois le trajet et l’administratif comptés. En dessous, le passage doit être très court, groupé avec d’autres clients et sans produits inclus.

Faut-il afficher un tarif contrat entretien piscine avec produits compris ?

Le tout compris se défend seulement avec un plafond clair, par exemple une enveloppe produits de 200 à 350 € selon volume et traitement. Sans plafond, les bassins mal équilibrés, chauffés ou très utilisés absorbent la marge des contrats sains.

Comment présenter le cout entretien piscine au client sans entrer dans tous les détails ?

Le plus lisible reste un prix par passage, un nombre de passages annuels et une ligne séparée pour les consommables. Le client comprend ce qui relève de l’entretien prévu et ce qui relève d’un rattrapage, d’une panne ou d’une consommation anormale.

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