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Saison

L’hivernage se décide sur le climat, pas sur les habitudes

Actif ou passif, la question n’est pas de préférence. Elle se tranche sur le risque de gel du local technique, sur le type de bassin et sur ce que le propriétaire acceptera de faire, ou de ne pas faire, pendant l’hiver.

Actif ou passifSous 12 °CJamais à vide

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Le fond du sujet

Deux modes, deux logiques

Hiverner ne veut pas dire abandonner. Cela veut dire mettre une installation dans un état où elle survit à l’hiver sans surveillance quotidienne, et où le printemps ne commence pas par une réparation.

Deux modes existent. L’hivernage actif garde une filtration réduite qui tourne, généralement aux heures les plus froides, et maintient un traitement minimal. L’hivernage passif arrête tout : niveau d’eau abaissé, circuits vidangés, bassin couvert et protégé contre la pression de la glace.

Ce qui départage réellement les deux

Le risque de gel prolongé du local technique. Dans une région où la température ne descend que rarement sous zéro, l’actif est plus simple et laisse une eau bien plus facile à récupérer. Là où l’hiver gèle durablement, l’actif expose la pompe et les canalisations, et le passif devient le seul choix raisonnable.

Comparaison

Ce que chaque mode engage

Hivernage actifHivernage passif
PrincipeFiltration réduite maintenue, traitement minimal.Arrêt complet, circuits vidangés, bassin protégé.
Climat qui convientHivers doux, gel bref et occasionnel.Gel prolongé, local technique non protégé.
Suivi pendant l’hiverPassages de contrôle, surveillance du gel, relevé occasionnel.Contrôle du niveau, de la couverture et de l’état des flotteurs.
Remise en routeRapide, l’eau reste généralement claire.Plus longue, l’eau est souvent verte et le nettoyage mécanique est conséquent.
Risque principalUn épisode de gel imprévu pendant un arrêt de la pompe.Un niveau d’eau mal ajusté ou une couverture qui lâche sous la neige.

Déroulé

L’ordre des opérations

  1. Équilibrer l’eau avant de fermer

    Une eau qui part en hiver avec un pH et un TAC corrects revient nettement plus facilement. C’est le geste le plus rentable de toute l’opération.

  2. Nettoyer à fond, y compris la ligne d’eau

    Ce qui reste au fond passe l’hiver à se décomposer. Un bassin fermé sale est un bassin vert en mars, quel que soit le produit d’hivernage employé.

  3. Traiter avant la couverture, pas après

    Le produit d’hivernage limite le développement des algues et l’entartrage. Il se répartit filtration en marche, avant l’arrêt définitif.

  4. Abaisser le niveau en hivernage passif

    Sous les refoulements et les skimmers, pour que le gel ne travaille pas contre les pièces à sceller. Jamais jusqu’à découvrir le bassin, qui a besoin du poids de son eau.

  5. Vidanger et protéger le local technique

    Pompe, filtre, réchauffeur, électrolyseur, canalisations en point bas. Un corps de pompe plein qui gèle se fend, et cela se voit en avril, pas en janvier.

  6. Poser les flotteurs et la couverture

    Les flotteurs absorbent la pression de la glace. La couverture doit tenir sous le poids de la neige et de l’eau de pluie, et ses fixations se vérifient.

  7. Noter l’état de départ

    Relevé final, photos, position des vannes, matériel démonté et où il est rangé. C’est ce qui rend la remise en route rapide, surtout si ce n’est pas le même technicien qui reviendra.

Côté professionnel

La saison qui décide de la suivante

L’hivernage est le moment de l’année où un parc de contrats se joue. Les passages s’enchaînent sur quelques semaines, chaque bassin a sa configuration, et personne ne se souvient en mars de la vanne qui avait été laissée fermée en novembre.

C’est aussi la période où la charge de travail explose et où l’ordre de passage compte le plus. Et c’est la fenêtre commerciale de l’année : un compteur d’heures relevé, un média filtrant en fin de vie, une couverture fatiguée se transforment en devis proposé au bon moment, pas en urgence de juillet.

Questions fréquentes

Quand hiverner une piscine ?

Quand la température de l’eau descend durablement sous une douzaine de degrés. Plus tôt, les algues profitent d’une eau encore tiède et d’un traitement arrêté ; plus tard, on prend le risque d’un premier gel avec les circuits encore pleins.

Faut-il vider la piscine pour l’hiver ?

Non, jamais complètement. Un bassin vide peut se soulever sous la pression de la nappe et ses parois travaillent sans le contrepoids de l’eau. On abaisse le niveau, on ne le supprime pas.

Hivernage actif ou passif, lequel coûte le moins cher ?

L’actif consomme de l’électricité tout l’hiver mais offre une remise en route rapide. Le passif ne consomme rien et demande une remise en route plus lourde. Le calcul dépend du climat local et du tarif d’électricité, il ne se tranche pas dans l’absolu.

Faut-il arrêter l’électrolyseur pendant l’hivernage ?

Sous une quinzaine de degrés, la cellule produit mal et s’use pour rien. La procédure exacte dépend du constructeur, et la cellule se stocke souvent au sec après nettoyage.

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